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Le 20 mai, partout dans le monde, c’est la Journée des abeilles, nos insectes butineurs préférés. Créée par les Nations Unies en 2017, cette journée a vocation à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance des abeilles pour l’équilibre écologique et la biodiversité.
Avec ce beau temps, elles sont de sortie, à rôder autour de nos melons et jambon sec !!
Laissez moi vous raconter quelques histoires au sujet de ces sacrées guêpes, qui sont si souvent assimilées aux abeilles, à tort puisqu’elles ne sont même pas de la même famille ! Elles ont bien des ancêtres communs, au même titre que les fourmis, au passage. Mais ces ancêtres vivaient il y a plus de cent millions d’années…
En effet, même mon hebdo féminin favori Elle en parle ! L’apiculture est aujourd’hui une activité branchée, qui commence à faire fureur même auprès des peoples !
A la surprise de tous, l’abeille conquiert les villes, où elle produit aujourd’hui beaucoup plus de miel qu’en campagne ! C’est étonnant voire alarmant n’est-ce-pas ?
C’est pour cela que les apiculteurs se battent et défendent, via Henry Clément, un bon ami et président de l’UNAF (Union Nationale des Apiculteurs Français), la vie de nos chères abeilles, menacées par les pesticides.
Parlons un peu des photos du Domaine Apicole de Chezelles…
Vous le savez sans doute, les conditions d’éclairage sont très importantes quand vous voulez faire des photos en plein air et si ça change à tout bout de champs, il faut sans cesse refaire les réglages. Un nuage et zou, il faut tout re-régler, ou attendre qu’il s’en aille. Vous me direz que l’on peut aussi utiliser son appareil en mode « automatique » comme tout un chacun (c’est ce que je fais !) mais quand on veut faire les choses dans les règles de l’art, comme Maurice Mary, pas question de céder à ces facilités. Alors voilà, on bidouille l’ouverture, la vitesse, le diaphragme, la netteté et plein d’autres choses auxquelles, entre nous, je ne comprends pas grand chose. Mais quand je vois le résultat sur les superbes photographies d’abeilles et de fleurs de Maurice, eh bien, je me dis que ça en vaut la peine de ce donner tout ce mal.
Pas de bourdonnement à l’horizon, pas de vol en rase motte de nos amies les abeilles….
Normal, c’est la période où elles se reposent le plus. Il faut dire que sa Majesté la Reine ne pond plus depuis un petit bout de temps, il n’y a donc pas de couvin à nourrir.
La ruche est bien protégée par la propolis, et les abeilles d’hiver se contentent de faire « la boule » ou « la grappe » pour maintenir la température de la ruche. Tout cela consomme assez peu d’énergie, une bonne ruche n’a guère besoin que d’un kilo de miel par mois en ce moment. C’est un peu le contraire de nous les humains !
Cela dit, à partir du solstice d’hiver, en décembre, les abeilles noteront que les jours commencent à rallonger à nouveau et elles savent bien qu’au bout de tout ça il y a le printemps, les nouvelles miellées et bien sûr, de nouvelles jeunes abeilles à nourrir.
Toutes ces promesses qui se matérialisent déjà dans la ruche, c’est formidable.
Nous prenons bien soin d’elles bien entendu, même en cette période. Car tout peut arriver, avec les intempéries mais les garçons du Domaine Apicole sont vigiants. Ils multiplient les visites de contrôle, aidés par Paulette et Maurice qui en profitent pour se balader un peu.
Ces messieurs veillent aux conséquences des intempéries ou de grands vents qui auraient pu faire basculer le toit des ruches. Il faut aussi remettre un mélange de miel et de pollen aux abeilles qui se sont fait voler leur miel par d’autres animaux. Et en cas de gel sévère, suivi par un grand soleil, il faut veiller à ce que les abeilles qui s’aventureraient hors de la ruche pour faire « un peu de bronzage », ne se gèlent pas les pattes sur le sol glacial. Pour cela, on place un peu de paille sur le sol, c’est très efficace !
Elles méritent bien un peu de vacances, pour tous les bons produits qu’elles nous offrent.
Une légende transmise par des Prêtres Mayas, dit que c’est grâce à une princesse que leurs abeilles sacrées portent maintenant le nom de Mélipona.
Savez-vous que de nombreuses espèces de Méliponas existent vraiment ? et que comme dans notre histoire, certaines ont de beaux yeux bleus et ne piquent pas ? Elles n’ont pas de dard.
De nos jours, quelques 4000 espèces de la tribu des Méliponini (terme biologique) sont répertoriées autour de la planête parmi lesquelles 60 sont au Mexique.
Quelques-unes (2 ou 3) sont encore aujourd’hui utilisées pour l’élevage.
Trois genres ont été définis par nos scientifiques :
– les Méliponas, qui ne font pas de cellule royale,
– les Trigonas, qui font des cellules royales,
– les Lestrimelittas qui ne possèdent pas de corbeille à pollen aux pattes postérieures.
Cette légende parle de sous-espèces qui se trouvent en Amérique Centrale et sur les îles environnantes. Melipona Beecheii en est le nom scientifique. C’est elle, la véritable abeille sacrée des Mayas.
Elle a une dimension très proche de celle de nos abeilles européénnes, légèrement plus petite d’un millimètre, et donc un peu plus légère (0.085 gr).
Il en faut + ou – 12000 pour faire un kilo de miel.
Dans chaque essaim, il n’y a qu’une seule Reine, qui a les yeux noirs.
Une fois fécondée, elle pond des oeufs toute la journée. Elle vit et travaille en harmonie avec le reste des abeilles, qu’elles soient ouvrières ou mâles.
La population d’une ruche peut être variable, de 400 abeilles pour un tout jeune essaim, à plusieurs dizaines de milliers pour une grosse colonie.
Leur nid a vraiment la forme d’une pyramide. Elles stockent le miel et le pollen dans des sortes de jarres, à côté de leur couvain.
Chaque ruche produit entre 3 et 10 kg de miel par an. Il est délicieux et très bons pour la santé. Encore aujourd’hui, les mayas s’en servent surtout comme médicament.
(informations tirées du livre « Mélipona, la princesse Maya », aux éditions Baroch)
Avec l’arrivée des beaux jours, les premiers mouvements de foule de nos amies les abeilles commencent à être observés au Domaine Apicole de Chezelles sous les yeux bienveillants de Paulette, Maurice et Marie-Cécile.
Elles se déplacent et vont voler ça et là, à la recherche d’un nouveau logement. C’est l’essaimage.
En effet, si une ruche se divise ainsi, c’est parce que tout va bien. La colonie a grandi, est bien nourrie et se trouve un peu à l’étroit. Alors, comme on ne peut pas agrandir la ruche, eh bien une partie des abeilles se mettent à la recherche d’un nouveau logement.
En fait les abeilles commencent par élever une dizaine de nouvelles reines. Pour cela, elles nourrissent entièrement de toutes jeunes abeilles à la Gelée Royale, ce qui suffira à les transformer en Reines.
Ensuite, avant la naissance des jeunes Reines, elle vont donner des petits coups de tête à la Reine en exercice, et cesser de la nourrir. Du coup, cette dernière va perdre du poids, ce qui lui permettra ensuite de voler beaucoup mieux.
Puis une partie des abeilles va se charger en réserve de miel, et attendre que les beaux jours s’installent. Ce sont les éclaireuses qui vont signaler ce fait. Donc dès que le signal est donné, une grosse moitié de la colonie va quitter la ruche et former un essaim au sein duquel se trouvera l’ancienne Reine, et non pas une toute jeune comme certains le pensent souvent !
Vous l’avez sans doute déjà vu, un tel essaim en vol peut atteindre 15 mètres de long voire plus. Mais le 1e objectif est de trouver un premier endroit où il pourra se rassembler en grappe. En général, une branche d’arbre située près de la ruche.
Ce sont les éclaireuses qui vont partir à la recherche du nouveau logement (seulement quelques centaines), alors que l’essaim va patienter accroché à sa branche.
La trouvaille faite, l’essaim est averti et la troupe va rejoindre sa nouvelle habitation. Aussitôt, les cirières construisent des rayons, et la Reine va commencer à pondre.