La chasse aux mâles

Portrait Marie-Cécile
Rédigé par Marie-Cécile
Bienvenue au Domaine Apicole de Chezelles !
Fière de l’héritage de nos parents depuis cinq générations qui ont su nous transmettre la passion des abeilles, j’ai grand plaisir aujourd’hui à prendre soin de nos ruches avec nos équipes et je veille personnellement à la préparation de tous nos produits pour en assurer la meilleure qualité. Inspirons-nous de ces merveilleux insectes qui nous protègent !
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Le sort des mâles, c’est-à-dire des faux bourdons, est peu enviable à cette époque de l’année.

En effet, s’ils on mené une vie de patachon jusque-là, et bien sûr fécondé ou, pour la plupart, tenté de féconder la Reine, ils sont désormais expulsés manu militari des ruches, car ils sont devenus tout simplement inutiles à l’approche de l’hiver. Hors de question de conserver des bouches inutiles dans la ruche !

Voyez-vous, les ouvrières s’emparent des mâles par la base de leurs ailes et les mènent tout bonnement vers la sortie de la ruche, un par un. Cela se passe exactement comme lorsque les videurs d’une discothèque expulsent les fauteurs de trouble!

Mais vous devez vous demander s’il n’arrivait pas que les faux-bourdons expulsent aussi des abeilles.

Et bien Non, cela n’arrive jamais, mais j’ajouterai tout de même que les philanthes se chargent parfois de les venger ces pauvres faux-bourdons !!!

En fait, les philanthes sont des sortes de petites guêpes qui ont à peu près la taille d’une abeille. Certains les appellent aussi les « loups des abeilles » et ils vivent seuls, pas en colonies. Leur manège est assez spectaculaire car, comme de véritables bandits, ils viennent en général s’attaquer aux abeilles lorsque ces dernières butinent, ou même lorsqu’elles se promènent aux abords de leurs ruches. Les philanthes se posent alors sur les abeilles et, à l’aide de leurs mandibules qui sont très puissantes, elles les immobilisent. Oui, un peu comme un lutteur ou un judoka ! Ce qu’elles font alors est très impressionnant : elles pressent le jabot de l’abeille afin d’en faire sortir tout le nectar qui avait été butiné sur les fleurs, et le dégustent tout simplement.

Oui, vous avez raison, c’est tout bonnement le comportement d’un pirate qui viendrait voler la cargaison d’un bateau de commerce !!

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